Références

Les règles de la commande publique au Bénin

Les marchés publics béninois relèvent de la loi n° 2020-26 du 29 septembre 2020 et de ses décrets d'application du 23 décembre 2020. L'ARMP régule et reçoit les recours, la DNCMP contrôle, et chaque acheteur agit par une personne responsable des marchés publics (PRMP). L'appel d'offres commence à 100 millions de F CFA hors taxes pour les travaux et à 70 millions pour les fournitures et services (35 et 25 millions pour les communes ordinaires). En dessous, deux procédures simplifiées existent: la demande de renseignements et de prix, puis la demande de cotation dès 4 millions. Un décret d'avril 2025 prévoit de faire passer toute la procédure par un système électronique, mais sa date de mise en service n'a pas pu être confirmée.

Vérifié le 2 novembre 2026
Édition Bénin : les règles affichées sont celles de ce pays.Changer de pays

Les textes en vigueur

Le Bénin applique aussi des règles de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). À partir des seuils communautaires (1 milliard de F CFA pour les travaux, 500 millions pour les fournitures et services, 150 millions pour les prestations intellectuelles, pour l'État, les collectivités et les établissements publics), l'avis doit aussi paraître sur le site de l'UEMOA, dans le quotidien de service public, dans un autre quotidien national et dans un journal international. Le délai de dépôt est alors d'au moins 30 jours. Les entreprises établies dans l'UEMOA peuvent recevoir une préférence communautaire d'au plus 15 %.[2][1]

  • Loi n° 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin

    Le code: procédures, garanties, évaluation, recours, sanctions. Adoptée par l'Assemblée nationale le 30 juillet 2020. Aucune loi modificative n'apparaît dans le recueil officiel de l'ARMP édité en 2026.[1][4]

  • Décret n° 2020-599 du 23 décembre 2020 fixant les seuils de passation, de sollicitation de prix, de dispense et de contrôle des marchés publics

    Tous les seuils en F CFA hors taxes. Il abroge le décret n° 2018-232 du 13 juin 2018, souvent encore cité en ligne avec des montants dépassés.[2]

  • Décret n° 2020-605 du 23 décembre 2020 fixant les règles de mise en œuvre des procédures de sollicitation de prix

    Les deux procédures simplifiées: demande de renseignements et de prix, et demande de cotation.[3]

  • Décrets n° 2020-595 à 2020-598 et 2020-600 à 2020-603 du 23 décembre 2020 (ARMP, PRMP et commission d'ouverture et d'évaluation, cellules de contrôle, DNCMP, délais, éthique, documents types, marchés secrets de défense)

    Les textes d'application qui fixent le rôle de chaque organe, les délais qui leur sont imposés et les documents types d'appel d'offres.[1]

  • Décret n° 2025-169 du 9 avril 2025 portant mise en place d'un système d'information et de gestion électronique de la commande publique

    Impose, une fois le système en service, que tous les échanges de la passation passent par une plateforme électronique, quel que soit le montant. Les dates de mise en service sont fixées par décisions du ministre chargé des Finances.[4]

Les organismes

  • ARMP (Autorité de régulation des marchés publics)

    Autorité indépendante rattachée à la Présidence. Elle règle les recours des soumissionnaires, prononce les exclusions et tient la liste rouge des entreprises exclues. Adresse: armp.bj, ligne verte 7111.[1][5][6]

  • DNCMP (Direction nationale de contrôle des marchés publics)

    Sous la tutelle du ministère des Finances. Elle valide les plans de passation, les dossiers d'appel à concurrence et les procès-verbaux d'attribution provisoire au-dessus de ses seuils, autorise les exceptions, et administre le SIGMaP et le portail web des marchés publics.[1]

  • CCMP et DDCMP (cellules de contrôle et directions départementales)

    La cellule de contrôle de chaque acheteur contrôle les marchés sous les seuils de la DNCMP. Les directions départementales de la DNCMP contrôlent les montants intermédiaires des communes et de certains établissements.[1][2]

  • PRMP (personne responsable des marchés publics)

    Elle lance la procédure, signe le marché au nom de l'acheteur et publie les procès-verbaux. C'est à elle qu'on adresse le premier recours. Elle est nommée par le ministre, le maire, le directeur général ou son équivalent selon l'acheteur.[1]

  • COE (commission d'ouverture et d'évaluation)

    Commission créée pour chaque procédure. Elle ouvre les plis en séance publique, évalue les offres et propose l'attributaire.[1]

  • Autorités approbatrices

    Le marché n'existe qu'une fois approuvé: par le ministre des Finances pour les marchés relevant de la DNCMP (hors communes), par le maire pour les communes, par le ministre concerné pour les marchés de sa cellule, par le directeur général pour les autres entités.[1]

  • Portail des marchés publics et SIGMaP

    Portail web des appels à concurrence, plans, avis généraux et procès-verbaux d'attribution provisoire, administré par la DNCMP. Le décret de 2025 prévoit un nouveau système électronique de gestion de la commande publique, dont la date de mise en service n'est pas confirmée.[1][7][4]

Où trouver les avis

  • Portail des marchés publics du Bénin

    Appels à concurrence, plans de passation, avis généraux, procès-verbaux d'attribution provisoire, liste des dossiers types, rubrique contentieux et numéro vert. Le site renvoie aussi vers le SIGMaP.

    La consultation ne demande pas de compte et des alertes gratuites peuvent être créées. Contrôlez aussi les autres canaux: la page lue affichait des compteurs 2026 à zéro.

  • Site du gouvernement, rubrique Marchés publics

    Liste d'avis classés par type: manifestation d'intérêt, appel d'offres, demande de renseignements et de prix, demande de cotation, avis général, avec date et heure limites.

    Libre, sans inscription.

  • Quotidien de service public et journal des marchés publics

    Tout appel à concurrence doit au minimum paraître dans le quotidien de service public, sur le portail web national et dans le journal des marchés publics.

  • Affichage chez l'acheteur, à la préfecture ou à la mairie, et dans les chambres de métiers

    Les demandes de renseignements et de prix de certaines structures de l'État (lycées, hôpitaux, tribunaux, préfectures, directions départementales) sont affichées à leur siège, à la préfecture ou à la mairie dont elles relèvent, et dans les chambres de métiers et institutions consulaires. Pour une demande de cotation, la publication d'un avis n'est pas obligatoire.

  • Système d'information et de gestion électronique de la commande publique

    Futur canal unique de la passation, avec retrait du dossier, dépôt chiffré et signé électroniquement, accusé de réception horodaté et recours en ligne. Le public peut consulter librement les informations ouvertes à tous. Pour agir (déposer une offre), il faut un certificat électronique.

    Compte d'utilisateur et certificat électronique délivré par l'organisme habilité. Inscription par formulaire signé.

Qui achète

État: ministères, institutions et préfectures
Chaque ministère a sa PRMP et sa cellule de contrôle. Au-delà des seuils de contrôle (500 millions pour les travaux, 300 millions pour les fournitures et services), la DNCMP contrôle avant l'attribution; en dessous, c'est la cellule du ministère. Le ministre approuve les marchés de sa cellule, le ministre des Finances ceux de la DNCMP.[1][2]
Communes
Seuils plus bas qu'à l'État pour les communes sans statut particulier (35 millions pour les travaux, 25 millions pour les fournitures et services). Le maire approuve les marchés. Les directions départementales de la DNCMP contrôlent les montants intermédiaires. Un candidat étranger hors UEMOA qui sous-traite au moins 30 % à une entreprise béninoise peut recevoir une marge de préférence d'au plus 10 %.[1][2]
Établissements publics, agences et sociétés à participation publique
Ils appliquent le même code. Le directeur général ou l'ordonnateur du budget approuve les marchés. Les organismes de droit public, sociétés nationales et sociétés anonymes à participation publique majoritaire ont des seuils communautaires de publication plus élevés (1,5 milliard pour les travaux).[1][2]
Entités privées financées ou garanties par des fonds publics
Le code s'applique aussi aux personnes privées qui agissent pour une personne publique, à celles dont le capital public est majoritaire, et pour les achats qui ont reçu le concours financier ou la garantie d'une personne publique.[1]
Marchés sur financement extérieur
Les marchés passés en application d'un accord de financement ou d'un traité suivent le code, sauf quand l'accord prévoit des règles contraires. Dans ce cas, ce sont les règles du bailleur qui s'appliquent, et le dossier d'appel d'offres le dit.[1]

Les procédures

Appel d'offres ouvert (AOO)

Procédure de principe dès que le montant prévisionnel hors taxes atteint le seuil de passation: 100 millions de F CFA pour les travaux, 70 millions pour les fournitures et services (35 et 25 millions pour les communes sans statut particulier). Elle peut être précédée d'une préqualification, à titre exceptionnel, pour des travaux ou équipements importants ou complexes.[1][2]

Délai minimum : Au moins 21 jours calendaires à compter de la publication de l'avis pour les marchés au-dessus du seuil de passation, et 30 jours au-dessus du seuil communautaire de publication. En cas d'urgence motivée, jusqu'à 15 jours, avec autorisation de la DNCMP.[1]

Pour vous : C'est la procédure où la concurrence est la plus ouverte: le dossier est gratuit sur demande et l'ouverture des plis est publique. Prévoyez 3 semaines de préparation au minimum, et plus si une garantie bancaire ou des attestations sont à obtenir.

Appel d'offres restreint (AOR)

Seulement quand les biens, travaux ou services sont si spécialisés qu'un nombre limité de fournisseurs peut les offrir. L'acheteur envoie une lettre d'invitation aux candidats qu'il choisit. Une entreprise compétente qui n'a pas été consultée peut demander à la DNCMP l'autorisation de participer: sans réponse sous 3 jours ouvrables, l'autorisation est réputée acquise.[1]

Délai minimum : Les mêmes délais que l'appel d'offres ouvert (21 jours, ou 30 au-dessus du seuil communautaire), comptés à partir de l'envoi simultané des invitations. S'il y a moins de 3 plis, un nouveau délai d'au moins 10 jours est ouvert.[1]

Pour vous : Lisez l'avis général annuel: il annonce les appels d'offres restreints prévus. Si vous êtes qualifié et absent de la liste, la demande à la DNCMP est un droit, pas une faveur.

Demande de renseignements et de prix (DRP) et demande de cotation (DC)

Sous le seuil de passation. La demande de renseignements et de prix couvre les montants hors taxes au-dessus de 10 millions de F CFA; la demande de cotation couvre de plus de 4 millions jusqu'à 10 millions inclus. Elles doivent figurer au plan de passation, à peine de nullité.[2][3]

Délai minimum : 10 jours ouvrables pour la demande de renseignements et de prix, 5 jours ouvrables pour la demande de cotation. Il faut au moins 3 offres; sinon la procédure est relancée (3 jours ouvrables de plus pour la demande de renseignements et de prix, jusqu'à obtention de 3 devis pour la cotation). Les offres restent valables au plus 30 jours.[3]

Pour vous : C'est le terrain des petites entreprises: dossier gratuit, peu de pièces, marché signé en quelques semaines. Mais la publicité est légère (affichage chez l'acheteur, à la préfecture ou à la mairie, aux chambres de métiers) et une cotation peut ne faire l'objet d'aucun avis. Faites-vous connaître des PRMP de votre zone.

Entente directe ou gré à gré

Sans appel d'offres et seulement dans des cas listés: brevet ou droit exclusif, raison technique ou artistique, extrême urgence en lieu et place d'un défaillant, urgence impérieuse imprévisible, ou autorisation du Conseil des ministres. Autorisation préalable de la DNCMP, sauf décision du Conseil des ministres. Le montant cumulé autorisé ne dépasse pas 10 % des marchés de l'acheteur sur l'année.[1]

Pour vous : Vous ne pouvez pas y candidater: l'acheteur choisit lui-même. Le titulaire accepte un contrôle spécifique de ses prix et des obligations comptables renforcées.

Avis à manifestation d'intérêt (AMI) pour les prestations intellectuelles

Pour les études, la maîtrise d'œuvre et l'assistance technique. L'acheteur dresse une liste restreinte de 5 à 8 candidats d'après leurs aptitudes. La commission doit y inclure au moins deux consultants nationaux qualifiés. Si moins de cinq candidats sont retenus, l'acheteur peut contacter d'autres cabinets ou relancer.[1]

Délai minimum : Au moins 10 jours calendaires pour recevoir les manifestations d'intérêt, à compter de la première publication de l'avis.[1]

Pour vous : À ce stade, on envoie un dossier de références, pas une offre chiffrée. Les deux places réservées à des consultants nationaux sont un vrai levier pour un cabinet béninois.

Appel d'offres ouvert en deux étapes

Seulement pour un marché très complexe, ou attribué sur des critères de performance plutôt que sur des spécifications détaillées. Le recours est approuvé d'avance par la DNCMP. Les soumissionnaires remettent d'abord une proposition technique sans prix, puis une offre définitive avec prix s'ils sont retenus.[1]

Pour vous : Un soumissionnaire qui ne veut pas remettre d'offre définitive peut se retirer sans perdre sa garantie de soumission.

Accord-cadre

Quand l'objet s'y prête. Il fixe les règles des bons de commande ou des marchés subséquents sur une période, notamment les prix. Sa durée ne dépasse pas 3 ans. Les bons de commande et marchés subséquents ne partent que si les crédits sont réservés.[1]

Pour vous : Être retenu ne garantit pas de commande: le contrat fixe un cadre, pas un volume.

Les seuils

AcheteurMarchéMontantEffet
Tous les acheteurs sauf les communes sans statut particulierTravaux100 000 000 F CFA hors taxesAppel d'offres obligatoire à partir de ce montant prévisionnel.[2]
Tous les acheteurs sauf les communes sans statut particulierFournitures70 000 000 F CFA hors taxes (fournitures ou services)Appel d'offres obligatoire à partir de ce montant prévisionnel.[2]
Tous les acheteurs sauf les communes sans statut particulierPrestations intellectuelles50 000 000 F CFA hors taxes (cabinets, bureaux, firmes); 20 000 000 F CFA hors taxes (consultants individuels)Procédure de sélection formelle des prestations intellectuelles à partir de ces montants.[2]
Communes sans statut particulierTravaux35 000 000 F CFA hors taxesAppel d'offres obligatoire à partir de ce montant.[2]
Communes sans statut particulierFournitures25 000 000 F CFA hors taxes (fournitures ou services)Appel d'offres obligatoire à partir de ce montant.[2]
Communes sans statut particulierPrestations intellectuelles20 000 000 F CFA hors taxes (cabinets, bureaux, firmes); 15 000 000 F CFA hors taxes (consultants individuels)Procédure de sélection formelle des prestations intellectuelles à partir de ces montants.[2]
Tous les acheteurs, sous le seuil de passationTousPlus de 10 000 000 F CFA hors taxesDemande de renseignements et de prix (jusqu'au seuil de passation).[2][3]
Tous les acheteurs, sous le seuil de passationTousPlus de 4 000 000 et jusqu'à 10 000 000 F CFA hors taxesDemande de cotation.[2][3]
Tous les acheteursTous4 000 000 F CFA hors taxes (seuil de dispense)Jusqu'à ce montant, l'achat peut se faire sur simple facture après consultation de trois entrepreneurs, fournisseurs ou prestataires.[2][3]
État, collectivités territoriales et établissements publicsTravaux1 000 000 000 F CFA (seuil communautaire de publication)Publication de l'avis sur le site de l'UEMOA, dans un quotidien national et un journal international; délai de dépôt d'au moins 30 jours.[2][1]
État, collectivités territoriales et établissements publicsFournitures500 000 000 F CFA (fournitures et services); 150 000 000 F CFA (prestations intellectuelles)Même obligation de publication communautaire.[2]
Organismes de droit public, sociétés nationales, sociétés anonymes à participation publique majoritaireTous1 500 000 000 F CFA (travaux); 750 000 000 F CFA (fournitures et services); 200 000 000 F CFA (prestations intellectuelles)Seuils communautaires de publication pour ces entités.[2]
DNCMP, contrôle a priori (hors communes sans statut particulier et établissements dont le chef de cellule n'est pas délégué de contrôle)Tous500 000 000 F CFA (travaux); 300 000 000 F CFA (fournitures et services); 200 000 000 F CFA (cabinets); 100 000 000 F CFA (consultants individuels)À partir de ces montants, la DNCMP contrôle la procédure avant l'attribution. En dessous, c'est la cellule de contrôle de l'acheteur (ou, pour certaines communes, la direction départementale).[2]
Communes sans statut particulier et établissements publics concernés, contrôle de la DNCMPTous300 000 000 F CFA (travaux); 150 000 000 F CFA (fournitures et services); 120 000 000 F CFA (cabinets); 80 000 000 F CFA (consultants individuels)Contrôle a priori par la DNCMP à partir de ces montants.[2]

Les pièces administratives

Nous n'avons pas encore de liste vérifiée au Bénin. Voici les pièces qu'on demande presque partout : vérifiez leur nom exact et l'organisme qui les délivre dans le dossier d'appel d'offres.

  • Extrait du registre du commerce (RCCM)

    Presque toujours demandée

    Greffe du tribunal de commerce

    L'extrait est délivré par le greffe du tribunal de commerce dont dépend le siège de l'entreprise. L'immatriculation est permanente, mais les DAO demandent en général un extrait récent. Vérifiez auprès du greffe la délivrance d'un extrait à jour.

    Guide détaillé

  • Identifiant fiscal de l'entreprise

    Presque toujours demandée

    Administration fiscale nationale

    L'identifiant fiscal est attribué par l'administration fiscale à l'immatriculation ; l'attestation s'obtient auprès du service des impôts de rattachement. Elle est demandée dans tous les dossiers administratifs. Vérifiez que la dénomination correspond au RCCM.

  • Attestation de situation fiscale

    Presque toujours demandée

    Administration fiscale nationale

    Elle certifie que l'entreprise est à jour de ses obligations fiscales. La demande se fait auprès du service des impôts de rattachement ou du téléservice de l'administration fiscale lorsqu'il existe, après dépôt de toutes les déclarations. Vérifiez la durée de validité portée sur l'attestation.

    Validité habituelle : 3 moisGuide détaillé

  • Attestation de régularité sociale

    Presque toujours demandée

    Caisse nationale de sécurité sociale

    Elle atteste que l'entreprise est immatriculée et à jour de ses cotisations sociales. La demande se fait auprès de l'agence de la caisse de sécurité sociale de rattachement. Régularisez les cotisations en retard avant de la demander.

    Validité habituelle : 3 mois

  • Attestation de non-faillite

    Presque toujours demandée

    Greffe du tribunal de commerce

    Elle est délivrée par le greffe du tribunal de commerce du ressort de l'entreprise sur présentation du RCCM. Elle certifie qu'aucune procédure collective n'est en cours. Les DAO exigent en général une attestation récente : vérifiez le délai demandé.

    Validité habituelle : 3 moisGuide détaillé

Qui peut soumissionner

  • Peut soumissionner tout candidat qui a les capacités techniques et financières et l'expérience de marchés analogues, sur des critères objectifs écrits dans le dossier. Pour la capacité technique: moyens matériels et humains, références, éventuel registre professionnel ou certificat de qualification, attestation sur modèle de l'acheteur. Une entreprise naissante peut présenter l'expérience de son encadrement technique à la place de ses propres références.[1]
  • Capacité financière: bilans (ou extraits) si leur publication est prescrite, chiffre d'affaires global et du domaine sur trois exercices au plus, et à titre exceptionnel attestations bancaires ou preuve d'assurance. Si une pièce manque, la commission peut en demander d'autres: sans réponse sous 3 jours ouvrables, l'offre peut être rejetée.[1]
  • Les pièces qui prouvent que vous n'êtes pas exclu (faillite, interdictions pénales, fiscales ou sociales, exclusion par l'ARMP) ne sont exigées qu'au moment de l'approbation. Si vous ne les produisez pas dans les 3 jours ouvrables suivant la notification de l'attribution, l'attribution peut être annulée. Les exclusions frappent aussi les membres d'un groupement et les sous-traitants.[1]
  • Sont exclus pour conflit d'intérêts les entreprises où un membre de l'autorité contractante, du contrôle ou de la commission a un intérêt, et les entreprises affiliées aux consultants qui ont préparé le dossier d'appel à concurrence. Un faux document ou un chèque de garantie sans provision est une inexactitude délibérée: l'offre est rejetée et des sanctions peuvent suivre. Le candidat doit vérifier l'authenticité des diplômes et pièces d'identité de son personnel.[1]
  • Une attestation de catégorisation, délivrée par un organisme habilité, peut être demandée selon les besoins du marché, mais ne peut pas servir seule ni de façon discriminatoire à juger la capacité technique.[1]

Groupement et sous-traitance

  • Groupement solidaire (chacun répond de tout le marché) ou conjoint (chacun de sa part). Un mandataire représente le groupement et est solidaire de chaque membre. Les candidatures sont signées par tous ou par le mandataire habilité. La composition ne peut pas changer entre la préqualification et la remise des offres. Interdiction de déposer plusieurs offres pour le même marché ou lot, seul et en groupement. Pour un marché solidaire, paiement sur un compte unique.[1]
  • Sous-traitance: possible seulement si le dossier l'a prévue. L'offre indique la nature des prestations, le sous-traitant, ses références, le montant prévu et les modalités de paiement. La part sous-traitée ne dépasse pas 40 % du marché, avenants compris. Le titulaire reste seul responsable. Le sous-traitant agréé peut être payé directement par l'acheteur.[1]

Caution de soumission

  • La garantie de soumission est exigée quand la nature des prestations le requiert. Son montant est écrit dans le dossier et égale 1 % du montant prévisionnel hors taxes du marché. Formes admises: chèque ordinaire encaissable pendant la validité de l'offre, garantie bancaire inconditionnelle, ou autre forme indiquée au dossier. Pas de garantie pour les prestations intellectuelles.[1]
  • Les micro, petites et moyennes entreprises peuvent la fournir sous la forme d'une simple lettre de déclaration de garantie. La garantie est libérée pour les offres rejetées après la signature du projet de contrat par l'attributaire; si la procédure est arrêtée, les garanties sont libérées.[1]

Dépôt des offres

  • Règle du code: une seule enveloppe qui contient les renseignements sur la candidature, la garantie d'offre et, séparément, l'offre technique et l'offre financière. Offre signée par le soumissionnaire ou un mandataire habilité (un mandataire ne représente qu'un soumissionnaire par marché), avec une lettre de soumission, en un original et une copie papier, plus une copie électronique sur clé USB. Une offre par lot en cas d'allotissement.[1]
  • Le pli est fermé, porte le numéro et l'objet de l'appel d'offres sans nom du soumissionnaire, et se dépose contre récépissé au lieu indiqué avant la date et l'heure limites. Les plis arrivés en retard sont irrecevables et rendus fermés. Les plis reçoivent un numéro d'ordre et sont inscrits dans l'ordre d'arrivée sur un registre spécial.[1]
  • Le décret du 9 avril 2025 prévoit, une fois le système en service, un dépôt entièrement électronique: fichiers regroupés par nature (administratif, technique, financier), chiffrés par le soumissionnaire avant dépôt sous peine de rejet, signés électroniquement, avec un accusé d'enregistrement horodaté. Aucune offre n'est reçue après l'heure d'ouverture. Seules la date et l'heure de réception sur le profil de l'acheteur font foi. Un pli inaccessible est irrecevable, et un format de fichier non respecté entraîne l'irrecevabilité.[4]
  • Le dossier d'appel à concurrence est remis gratuitement à tout candidat qui le demande, dès la publication de l'avis. L'avis donne au moins la référence, le financement, le type d'appel d'offres, où retirer le dossier, les critères principaux, la date, le lieu et l'heure de dépôt, le délai de validité des offres et le montant de la garantie.[1]

Ouverture des plis

  • La séance d'ouverture est publique, à la date et l'heure du dossier, en présence des candidats qui le souhaitent, présidée par la PRMP. Le procès-verbal est signé par la commission, publié par les mêmes canaux que l'avis et remis sans délai à tous les soumissionnaires. Si un seul pli est reçu, l'ouverture a lieu.[1]
  • Pour les procédures restreintes ou avec préqualification, s'il y a moins de trois plis, un nouveau délai d'au moins 10 jours est publié. S'il n'y a aucun pli, la commission ouvre aussi un nouveau délai d'au moins 10 jours. Pour une demande de cotation, l'ouverture publique n'est pas obligatoire.[1][3]

Évaluation des offres

  • Le choix repose sur un critère unique: soit le prix (corrigé), seulement pour des fournitures ou services standardisés dont la qualité ne varie pas, soit le prix ou le coût global (coût d'usage et d'entretien, délai, service après-vente, conditions de paiement, qualité). Les critères doivent figurer au dossier; aucun critère ni méthode non annoncés. Il n'y a aucune négociation avec le soumissionnaire, sauf pour les prestations intellectuelles et l'entente directe.[1]
  • L'offre de base doit être conforme au dossier. Les variantes ne sont admises que si le dossier les demande ou les permet. Avant de rejeter une offre anormalement basse, l'acheteur doit vous demander par écrit des justifications (économie du procédé, solutions techniques, respect des règles sociales et environnementales, aide d'État) et les examiner.[1]
  • Pour les prestations intellectuelles, la proposition technique et la proposition financière sont dans deux enveloppes cachetées. Les propositions techniques sont ouvertes et évaluées d'abord; seuls les candidats techniquement qualifiés voient leur proposition financière ouverte en séance publique, les autres la récupèrent fermée.[1]

Préférences et PME

  • Préférence communautaire: elle est donnée aux soumissionnaires domiciliés et résidents fiscaux au Bénin ou dans un État de l'UEMOA, indiquée au dossier sous forme de pourcentage de l'offre, jamais plus de 15 %. Conditions: pour les fournisseurs, au moins 30 % de valeur ajoutée dans l'UEMOA; pour les entrepreneurs de travaux, au moins 30 % d'intrants ou de personnel de chantier de l'UEMOA; pour les personnes morales, capital détenu à plus de moitié et organes de direction contrôlés au moins à moitié par des ressortissants de l'UEMOA.[1]
  • Petites entreprises: un candidat qui prévoit de sous-traiter au moins 30 % du marché à des micro, petites et moyennes entreprises peut obtenir une marge de préférence d'au plus 5 %, cumulable avec la préférence communautaire. Le code prévoit aussi une préférence de 5 % pour l'offre d'une micro, petite ou moyenne entreprise, cumulable avec les 15 % communautaires.[1]
  • Chaque acheteur inscrit dans son plan annuel la proportion de marchés, en nombre, réservée aux micro, petites et moyennes entreprises; le minimum est fixé par la loi de finances de l'année.[1]

Attribution

  • Après l'évaluation, un procès-verbal d'attribution provisoire (retenus, exclus et motifs, prix, parts sous-traitées) est validé par l'organe de contrôle puis publié. Tous les soumissionnaires reçoivent les résultats avec les motifs de rejet. Un soumissionnaire écarté obtient une copie du procès-verbal dans les 3 jours ouvrables suivant sa demande écrite. L'acheteur attend au moins 10 jours calendaires avant de signer et de soumettre le marché à l'approbation.[1]
  • Un marché doit être conclu, signé et approuvé avant tout début d'exécution; un marché non approuvé est nul. L'approbation ne peut être refusée que pour absence ou insuffisance de crédits, dans les 5 jours calendaires. Le marché est notifié dans les 3 jours calendaires de son approbation et entre en vigueur à la notification. Un avis d'attribution définitive est publié dans les 15 jours.[1]
  • L'acheteur peut demander de prolonger la validité des offres, au plus 45 jours calendaires sans avis de l'ARMP, après confirmation de l'attributaire provisoire. Si la procédure est arrêtée, les soumissionnaires sont déliés de leur engagement et leurs garanties libérées. Un appel d'offres est déclaré infructueux après avis du contrôle, et la décision est publiée sous 5 jours calendaires.[1]

Recours

  • Premier recours auprès de la PRMP ou de son supérieur hiérarchique, avec copie à l'ARMP: dans les 5 jours ouvrables de la publication ou notification de l'attribution, ou dans les 10 jours ouvrables avant la date de dépôt s'il vise le dossier. Il suspend la procédure d'attribution. La décision doit tomber sous 3 jours ouvrables. Il doit invoquer une violation de la réglementation. Il peut viser l'attribution, la publicité, les conditions de participation, le mode de passation, le dossier, les critères ou l'arrêt de la procédure.[1]
  • Second recours devant l'ARMP: dans les 2 jours ouvrables de la notification de la décision contestée, ou si l'acheteur ne répond pas sous 3 jours ouvrables. L'ARMP décide en 7 jours ouvrables, ses décisions sont exécutoires et l'acheteur a 5 jours ouvrables pour corriger. Un recours en justice reste possible mais ne suspend rien. Ces délais sont francs. Les recours peuvent se faire par lettre recommandée ou par voie électronique; l'ARMP propose des formulaires avant et après dépôt des offres.[1][6]
  • Pour une sollicitation de prix: la réclamation avant l'ouverture des offres se fait auprès de l'acheteur dans le délai qui reste avant la date de dépôt, avec copie à l'ARMP.[3]

Garantie de bonne exécution

  • Le titulaire fournit une garantie de bonne exécution quand la nature et le délai du marché le requièrent, sauf pour les prestations intellectuelles. Son montant est fixé par l'acheteur et ne dépasse pas 5 % du prix de base, augmenté ou diminué des avenants. Elle est constituée dans les 30 jours de la notification et avant le premier paiement. Si une garantie de soumission existe, elle doit être remplacée avant son expiration.[1]
  • Elle prend la forme d'une garantie bancaire à première demande ou d'un cautionnement selon l'OHADA. Libération: 90 % à la réception provisoire, 10 % à la réception définitive. En cas de cotraitance avec une micro, petite ou moyenne entreprise, la garantie ne porte pas sur la part qui lui est confiée.[1]

Avance de démarrage

  • Une avance peut être prévue dans le dossier d'appel à concurrence. Plafond: 20 % du marché initial pour les travaux et les prestations intellectuelles, 30 % pour les fournitures et les autres services. Elle n'est versée qu'après la mise en place des cautions exigées et remboursée par retenue sur les acomptes ou le solde.[1]
  • L'avance doit être garantie à hauteur de son montant par une garantie de restitution. Les micro, petites et moyennes entreprises en sont dispensées pour les avances qui ne dépassent pas 20 % du marché.[1]

Retenue de garantie

  • Quand le marché prévoit un délai de garantie, l'acheteur peut retenir 5 % de chaque paiement, fixé au cahier des charges. La retenue est libérée à la fin du délai de garantie et ne peut pas être cédée.[1]

Paiement

  • Les paiements se font par virement bancaire. L'acheteur paie les acomptes et le solde dans les 60 jours de la réception de la facture, sauf délai plus long fixé pour le solde de certaines catégories de marchés. Les communes peuvent accorder des délais plus courts aux petites et moyennes entreprises. Au-delà, après une mise en demeure restée sans effet pendant 8 jours, des intérêts moratoires courent au taux légal fixé par la BCEAO. Les sous-traitants payés directement bénéficient de ces règles.[1]
  • Les acomptes sont dus pour les prestations commencées, mais facultatifs pour les marchés de moins de trois mois. Les pénalités de retard exigent une mise en demeure et sont plafonnées par le cahier des charges. Un changement de domiciliation bancaire se fait par avenant. Le code fixe une redevance de régulation de 0,50 % du montant hors taxes des marchés attribués.[1]

Sanctions

  • L'ARMP peut sanctionner un candidat, soumissionnaire ou titulaire pour: entente sur les prix, avantage indu à un agent, influence sur la définition du marché, fausses déclarations ou usage d'informations confidentielles, fausses demandes de paiement, obstruction aux enquêtes, corruption, menaces envers les agents. Sanctions: confiscation des garanties, exclusion de la concurrence jusqu'à 10 ans (définitive en cas de récidive, et étendue aux entreprises liées par le capital en cas d'entente), retrait de l'agrément ou du certificat de qualification.[1]
  • L'ARMP publie tous les trimestres la liste des exclus, diffusée aux acheteurs et publiée au Journal officiel et sur le site des marchés publics; la liste rouge est consultable sur armp.bj et un certificat de non-exclusion peut être demandé en ligne. Tout contrat obtenu par la corruption est nul.[1][5]

Les pièges à connaître

  • Beaucoup de pages en ligne citent encore le décret n° 2018-232 et un seuil de 1 milliard pour les travaux. Ce décret est abrogé. Le seuil d'appel d'offres est de 100 millions de F CFA pour les travaux, et 1 milliard n'est plus que le seuil communautaire de publication.
  • Les pièces de non-exclusion (fiscales, sociales, casier) ne se joignent pas forcément à l'offre, mais elles sont demandées après la notification de l'attribution avec seulement 3 jours ouvrables pour répondre. Gardez-les à jour avant de soumissionner, sinon vous risquez de perdre un marché déjà gagné.
  • Les délais de recours sont très courts et francs: 5 jours ouvrables pour contester l'attribution devant la PRMP, puis 2 jours ouvrables pour saisir l'ARMP. Comptez-les dès la publication des résultats et ne laissez pas passer le week-end.
  • La garantie de soumission vaut 1 % du montant prévisionnel de l'acheteur hors taxes, pas de votre offre. Si vous payez par chèque, il doit être provisionné: un chèque sans provision est traité comme un faux et fait rejeter l'offre. Une petite entreprise peut demander à fournir une simple lettre de déclaration de garantie.
  • Entre 4 et 10 millions de F CFA, l'achat se fait par demande de cotation, avec 5 jours ouvrables pour répondre et sans obligation de publier un avis ni d'ouvrir les plis en public. Si vous n'êtes pas connu de l'acheteur, vous ne verrez jamais ces opportunités: surveillez l'affichage à la préfecture, à la mairie et à la chambre de métiers.
  • Quand le système électronique sera en service, un pli mal chiffré, dans un mauvais format ou sans signature électronique sera rejeté, et le décret dit que l'acheteur n'est pas responsable d'un mauvais cryptage. Demandez votre certificat électronique bien avant la date limite et testez le dépôt la veille.
  • Le seuil de passation diffère pour les communes sans statut particulier (35 millions pour les travaux). Un avis communal peut donc exiger un appel d'offres formel pour un montant qui, à l'État, ne serait qu'une demande de renseignements et de prix.

Ce que nous n'avons pas pu confirmer

Plutôt que de deviner, nous listons ici ce qu'aucune source fiable ne nous a permis de confirmer. Pour ces points, fiez-vous au dossier ou demandez à l'organisme concerné.

  • Date de mise en service du système électronique du décret n° 2025-169. Le décret fixe la mise en service par décision du ministre des Finances, avec une phase pilote pour des acheteurs désignés et une date distincte pour les communes. Aucune décision publiée n'a été trouvée. Tant que ce n'est pas confirmé, le dossier d'appel d'offres indique si l'offre se dépose en papier (original, une copie et une clé USB) ou en ligne.
  • Quel site publie tous les avis en cours. Le portail marches-publics.bj existe et les avis figurent aussi sur gouv.bj, mais la page lue du portail affichait des compteurs 2026 à zéro; un site propre à la DNCMP n'a pas été trouvé. Le nouveau système électronique n'a pas d'adresse publique confirmée.
  • Dans l'article du code sur la préférence communautaire, le critère de valeur applicable aux prestataires de services est mal imprimé («cinquante pour cent (5 %)»). Il n'a pas été recopié ici. Le dossier d'appel d'offres indique la condition réellement appliquée.
  • La liste des pièces administratives que le dossier type demande (décret n° 2020-602 sur les documents types) n'a pas été lue. Elle varie selon le dossier, et l'acheteur prévaut.
  • Qui supporte la redevance de régulation de 0,50 % n'a pas été établi: le code en fixe le taux sur les marchés attribués sans dire dans l'extrait lu qui la paie. Vérifier au cahier des charges.
  • La définition des communes «à statut particulier» (qui ont d'autres seuils de contrôle que les communes sans statut particulier) n'a pas été lue. L'ARMP peut aussi abaisser temporairement les seuils d'un acheteur en cas de défaillances d'audit, donc le seuil applicable à un acheteur précis peut différer de ce tableau.
  • Aucune loi ni aucun décret modifiant les textes de 2020 n'a été trouvé jusqu'au recueil officiel de l'ARMP de 2026 (qui republie le code, les décrets d'application, le décret de 2025 et la loi de 2024 sur les partenariats public-privé). Une modification récente non publiée sur le site de l'ARMP ne peut pas être exclue.

Sources

  1. Loi n° 2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics et ses décrets d'application (recueil ARMP, 1re édition 2021): loi art. 1 à 134; décrets n° 2020-595 à 2020-604 (ARMP Bénin (Autorité de régulation des marchés publics), 2021)
  2. Décret n° 2020-599 du 23 décembre 2020 fixant les seuils de passation, de sollicitation de prix, de dispense et de contrôle des marchés publics, art. 1 à 14 (ARMP Bénin, 2020-12-23)
  3. Décret n° 2020-605 du 23 décembre 2020 fixant les règles et modalités de mise en œuvre des procédures de sollicitation de prix, art. 1 à 25 (Secrétariat général du gouvernement du Bénin, 2020-12-23)
  4. Recueil des textes de la commande publique en République du Bénin (1re édition, mis à jour en 2026): loi n° 2020-26, décret n° 2025-169 du 9 avril 2025 portant mise en place d'un système d'information et de gestion électronique de la commande publique, art. 1 à 182 (ARMP Bénin, 2026)
  5. Site de l'ARMP Bénin: accueil, liste rouge, journal des marchés publics, recueils et guides (ARMP Bénin)
  6. ARMP Bénin, rubrique Recours: formulaires de recours avant et après dépôt des offres et coordonnées (ARMP Bénin)
  7. Portail des marchés publics du Bénin: derniers appels à concurrence, plans de passation, avis généraux, dossiers types (Ministère de l'Économie et des Finances du Bénin (portail des marchés publics))

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